Pourquoi le modèle à honoraires prend tout son sens au-delà de 1 million d'euros
- Nicolas Courivaud
- 21 juil.
- 2 min de lecture
Le conseil patrimonial évolue. Longtemps rémunéré via des rétrocessions, il laisse progressivement place à un modèle où le conseiller est payé directement par le client, sans commissions ni rétrocessions des assureurs ou sociétés de gestion. C'est notamment le choix fait par ma consoeure Claire Bourgeois, fondatrice d'Alpha Conseils Co, qui a construit un cabinet 100% honoraires, sans fonds maison ni rémunération indirecte.[1][2][3][4]
Pour un patrimoine modeste, la question du coût du conseil se pose de façon immédiate et peut sembler dissuasive. Mais au-delà d'1 million d'euros, la logique change : l'enjeu n'est plus le coût apparent du conseil, mais la qualité de l'architecture patrimoniale — allocation, fiscalité, transmission, coordination avec les autres experts. À ce niveau, payer des honoraires devient le prix de la clarté et de l'indépendance, plutôt qu'un surcoût.
Un accompagnement renforcé par une expertise sur les actifs alternatifs
Cette évolution vers les honoraires prend d'autant plus de sens que les patrimoines importants nécessitent une expertise pointue sur des classes d'actifs moins conventionnelles. Ayant récemment validé la certification "CAIA.nxt™ Fundamentals of Alternative Investments", je dispose désormais d'une expertise structurée sur le private equity, les hedge funds, l'immobilier non cotée et les autres actifs alternatifs.[5][6]
Cette compétence change la nature du conseil proposé au-delà d'1 million d'euros : il ne s'agit plus seulement d'arbitrer entre des supports classiques, mais d'intégrer, quand c'est pertinent, des actifs alternatifs dans une allocation globale cohérente. Un conseil rémunéré en honoraires permet précisément d'aborder ces classes d'actifs sans biais lié à leur niveau de rétrocession, souvent plus élevé que sur les supports traditionnels.
Les avantages concrets pour le client
- Une rémunération visible et compréhensible.
- Moins de biais liés à des produits mieux commissionnés que d'autres, notamment sur les actifs alternatifs.
- Une logique de conseil global plutôt que de distribution.
- Des solutions choisies pour leur pertinence, pas pour leur rétrocession.
La vraie question n'est plus « combien coûte le conseil »
C'est : "combien vaut un bon conseil, quand une mauvaise décision patrimoniale peut coûter des dizaines de milliers d'euros ?" Une allocation incohérente, une transmission mal anticipée ou une concentration excessive d'actifs coûtent souvent bien plus cher que des honoraires clairement assumés.
Mon évolution à partir de 2027
C'est dans cette direction que je choisis d'évoluer. À partir de 2027, j'adopterai moi aussi une rémunération par honoraires pour renforcer la lisibilité de la relation et l'alignement avec les intérêts de mes clients — un positionnement particulièrement pertinent au-delà de 1 million d'euros d'actifs financiers à superviser, où la valeur du conseil se mesure à sa capacité à piloter une stratégie globale, incluant désormais les actifs alternatifs, et non à distribuer des produits.
Sources
[1] Conseiller en gestion de patrimoine à Paris, sur honoraires https://www.alphaconseilsco.com/conseiller-gestion-patrimoine-paris/
[2] Alpha Conseils Co - Claire Bourgeois mise sur un autre ... https://www.newsassetpro.com/alpha-conseils-co-claire-bourgeois-mise-sur-un-autre-modele/016930467
[3] Conseil financier indépendant Paris | Alpha Conseils Co https://www.alphaconseilsco.com/
[4] 3 questions à… Claire Bourgeois, associée gérante chez Alpha Conseils Co https://fundsmagazine.optionfinance.fr/etf/3-questions-a-claire-bourgeois-associee-gerante-chez-alpha-conseils-co.html
[5] CAIA.nxt™ | CAIA https://caia.org/programs/nxt
[6] CAIA.nxt™ Fundamentals of Alternative Investments https://www.cfp.net/for-cfp-pros/continuing-education/continuing-ed/2024/09/24/22/52/b26271a1-c110-4e50-9342-c46e019e7846

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