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PER 2025 : Optimisez votre retraite

  • Nicolas Courivaud
  • 15 déc. 2025
  • 4 min de lecture

À 50 ans, le sujet de la retraite ne peut plus être repoussé. Pour un cadre supérieur ou un chef d’entreprise à fort revenu, le PER est devenu l’outil central pour transformer un impôt douloureux en patrimoine utile.


Pourquoi le PER est devenu incontournable après 45-50 ans


Entre 45 et 55 ans, les revenus sont souvent au plus haut, mais la retraite future est rarement sécurisée : plafonds des régimes obligatoires, réformes successives, pression fiscale sur les hauts revenus. Un PER bien utilisé permet de déduire une partie importante des versements de votre revenu imposable, tout en construisant un capital ou une rente pour plus tard.


Pour un contribuable fortement imposé, chaque euro versé sur un PER coûte en réalité beaucoup moins, car une partie est “financée” par l’économie d’impôt. C’est particulièrement puissant pour ceux qui sont dans les tranches hautes de l’impôt sur le revenu ou qui cumulent salaires, dividendes et revenus locatifs.


PER et hauts revenus : transformer l’IR en retraite


Pour les cadres supérieurs et dirigeants, l’enjeu n’est pas seulement de “préparer la retraite”, mais de lisser une fiscalité lourde sur quelques années en échange d’un capital conséquent demain.


Concrètement, le PER permet :

- De déduire les versements de votre revenu imposable (dans la limite de plafonds calculés chaque année).

- D’investir à long terme sur des supports plus dynamiques (unités de compte, SCPI, private equity, etc.) susceptibles de générer une performance supérieure à l’épargne classique.


Utilisé sur 10 à 15 ans (par exemple de 50 à 62-65 ans), le PER devient une véritable “machine à transformer de l’impôt en capital retraite” pour qui a des revenus élevés et une visibilité professionnelle.


PER vs autres enveloppes : ce qui change vraiment


Comparé à une assurance-vie ou à un compte-titres, le PER a une contrainte : les sommes sont bloquées jusqu’à la retraite (hors cas de sortie anticipée légale). En contrepartie, l’avantage fiscal à l’entrée est sans équivalent pour les hauts revenus.


L’assurance-vie reste très intéressante pour la liquidité, la transmission et la flexibilité, mais elle ne permet pas de réduire immédiatement l’impôt sur le revenu. Le PER s’intègre donc dans une stratégie globale : on ne “remplace” pas tout par un PER, on ajoute une couche de retraite ciblée, calibrée sur vos revenus et vos objectifs.


Comment structurer son PER quand on gagne bien sa vie


L’intérêt du PER n’est pas seulement de verser “le maximum possible”, mais de le faire intelligemment, chaque année, en cohérence avec :

- Votre tranche marginale d’imposition.

- Votre horizon de départ à la retraite.

- Votre tolérance au risque et votre patrimoine existant (immobilier, financier, professionnel).


Sur les profils à fort revenu, il est fréquent de :

- Fractionner les versements sur la fin d’année pour optimiser le plafond disponible.

- Utiliser des supports diversifiés (fonds actions, obligations, immobilier, dette privée, thématiques long terme) pour chercher un couple rendement/risque adapté à un horizon de 10-15 ans.

- Planifier dès aujourd’hui le mode de sortie : capital en une fois, sorties fractionnées, rente, ou combinaison des deux pour optimiser fiscalité et transmission.


Cette approche transforme le PER en outil sur-mesure plutôt qu’en simple produit d’épargne “en plus”.


Dirigeants, indépendants, professions libérales : un levier encore plus fort


Pour les chefs d’entreprise, indépendants ou professions libérales, les marges de manœuvre sont souvent plus importantes que pour les salariés classiques.

En fonction de votre statut (TNS, dirigeant salarié, président de SAS, gérant majoritaire, etc.), il est possible de combiner plusieurs dispositifs (PER individuel, PER d’entreprise, contrat Madelin remplacé, etc.) et d’optimiser à la fois votre rémunération, votre épargne longue et la fiscalité de votre société.


Là encore, la clé est de ne pas se contenter d’ouvrir un PER “standard” mais d’intégrer ce contrat dans un schéma global : rémunération, dividendes, trésorerie d’entreprise, patrimoine privé, futur mode de vie à la retraite.


Comment se faire accompagner concrètement


Même si les règles du PER sont nationales, leur bonne utilisation dépend de votre situation personnelle : niveau de revenus, patrimoine existant, projets (changement de vie, expatriation, vente d’entreprise, transmission aux enfants, etc.).


C’est précisément là qu’un accompagnement personnalisé prend tout son sens :

- Analyse de votre niveau de vie actuel et cible à la retraite.

- Simulation de différents scénarios de versements et de fiscalité.

- Choix des supports d’investissement adaptés à votre profil et à votre horizon.

- Intégration du PER dans une stratégie globale (assurance-vie, immobilier, épargne de précaution, société patrimoniale, etc.).


Passez de la théorie à votre plan d’action


Si vous avez plus de 45 ans, des revenus confortables et la sensation diffuse de “payer trop d’impôt sans vraie stratégie retraite”, c’est probablement le bon moment pour faire le point.


Proposition simple :

- Un échange de 45 minutes pour faire le diagnostic de votre situation retraite et fiscale.

- Une projection chiffrée réaliste de ce que le PER peut changer pour vous (et de ce qu’il ne peut pas).

- Des recommandations concrètes et actionnables : montants, cadence de versement, supports, articulation avec vos autres enveloppes.


Si vous le souhaitez, il est possible d’organiser cet échange en visio partout en France, ou en présentiel si vous êtes de passage dans la région lyonnaise.

À vous de jouer : un message ou un mail, et on transforme ensemble une ligne “impôt” en futur revenu de retraite.



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